Etude sur les Français et la lecture

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Pour une mobilisation forte en faveur de la lecture.

A la veille du Salon du Livre de Paris, le SNE, en partenariat avec le Centre National du Livre, fait le point sur l’état des pratiques de lecture en France. L’étude, réalisée par IPSOS, dégage un paradoxe : moins de Français lisent des livres (baisse de 5 points en trois ans), mais leur attachement au livre reste exceptionnel.

70% des Français sont lecteurs de livres (au moins un livre lu dans l’année) en 2013. Ils sont 80% de lecteurs chez les 15-24 ans. Les Français lecteurs lisent  en moyenne 15 livres par an, contre 16 en 2011.

Plus de la moitié des lecteurs aimerait lire davantage de livres. Le manque de temps est évoqué par les trois quart d’entre eux (73%) comme frein à la lecture. Ni la qualité de l’offre, ni l’accès aux livres, ni le prix des livres ne constituent de freins à la lecture, pour les lecteurs, comme pour les non-lecteurs. Seuls 5% des non-lecteurs et 12% des lecteurs estiment que le livre est trop cher.

L’originalité de cette étude est d’avoir posé des questions sur l’attachement des Français au livre : il reste très fort. Le livre occupe une place privilégiée dans la société, bénéficiant d’un « capital confiance » très supérieur à celui des autres medias : les lecteurs accordent davantage leur confiance aux contenus des livres (40%) qu’à la presse quotidienne (16%), à la télévision (16%), à Internet (7%), à la radio (6%), à la presse magazine (3%) ; ainsi, ils ont six fois plus confiance dans un livre qu’en Internet.

Parmi les lecteurs, la lecture et ses valeurs font l’objet d’une adhésion rarement observée : 96% des lecteurs pensent qu’il faut lire des livres aux enfants pour leur donner le goût de lire, 95% que le livre est une source essentielle de connaissance, 94% qu’un livre peut marquer profondément, 85% qu’il est essentiel de posséder des livres… Cet attachement à la matérialité du livre témoigne d’un rapport des lecteurs au livre établi dans la durée, à l’importance de la transmission, du fait de posséder une bibliothèque. 84% des lecteurs ne peuvent pas imaginer un monde sans livres.

La baisse de la lecture n’est nullement inexorable : sur plusieurs décennies en France, on observe des oscillations dans la pratique de lecture. Sur les 64 pays comparés par l’étude PISA, 32 ont amélioré leur performance en compréhension de l’écrit en 2012.

L’action est nécessaire : la lecture doit être une grande cause nationale. Les pouvoirs publics doivent, en particulier, faire de la lecture à l’école une priorité nationale. Or, les budgets de manuels scolaires ont diminué de 55% de 2013 à 2014. Le budget de manuels scolaires des écoles primaires est plus faible en France (13,50€ par élève et par an) qu’en Allemagne (31€), en Finlande (80€), aux Pays-Bas (90€) ou en Espagne (111€).

Pour promouvoir la lecture auprès des enfants, le SNE a lancé en 2012, en partenariat avec le Ministère de l’éducation nationale et toute la chaine du livre, un grand jeu de lecture à voix haute, les Petits champions de la lecture. Plus de 15 000 enfants de CM2 y participent cette année, partout en France. La finale aura lieu le 18 juin à la Comédie Française, en présence de Daniel Pennac et de Guillaume Gallienne, parrains de l’évènement.

« Cette étude montre bien que la lecture s’inscrit dans le temps long, celui qu’il faut pour développer le goût de lire, celui que laisse l’empreinte d’une lecture. L’actualité l’illustre souvent : le débat vient du livre et il revient au livre. La lecture de livres porte des qualités indispensables dans une société libre, démocratique, à l’économie fondée sur le savoir et la créativité », a estimé Vincent Montagne, président du Syndicat National de l’Edition.

Téléchargez le communiqué de presse.

Découvrez l'étude complète et le dossier du SNE sur la lecture.



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