Le premier symposium des éditeurs européens s’est réuni le 1er décembre 2011 au Sénat à Paris.

www.sne.fr - 
 

 Organisé par le BIEF, en association avec le SNE, le symposium réunissait quinze éditeurs de huit pays.
Vous pouvez à présent lire
la synthèse de l'évènement.
Il a montré, par-delà les différences de taille et de secteurs des différentes maisons d’édition, une vision commune des éditeurs européens sur les sujets suivants :

1. mieux valoriser le rôle de l’éditeur comme passeur, découvreur, promoteur, entrepreneur et diffuseur. A l’ère du numérique, ces différents rôles sont plus que jamais indispensables et la garantie d’une industrie éditoriale européenne qualifiée et pérenne. L’édition est une spécialité/singularité européenne.

2. soutenir la librairie indépendante qui garantit la diversité culturelle. Au Royaume-Uni, elle ne représente plus que 4% du marché du livre. En Pologne, le tissu de la librairie reste encore à construire. Les politiques de régulation ont permis de conserver un réseau dense et de qualité de librairies, notamment en France, aux Pays-Bas, en Allemagne. Une concentration trop importante de la distribution des livres numériques nuirait gravement à la diversité et à l’indépendance de la création éditoriale.

3. faire cesser les discriminations du taux de TVA entre les différents types de support (imprimé / numérique) pour permettre de développer une offre légale attractive de livres numériques. La confirmation par le Président de la République français de l’application au 1er janvier 2012 du taux réduit au livre numérique constitue un exemple à suivre dans toute l’Europe.

4. réaffirmer le droit d’auteur à l’ère du numérique qui, loin d’être un obstacle à l’accès au savoir, constitue plus que jamais le socle de l’économie de la création. Le piratage constitue une menace grave à l’encontre de la chaîne du livre. L’open access, s’il n’est pas financé, est une idéologie faussement généreuse qui participe du même processus de destruction de valeur des industries créatives. Pr ailleurs, les débats actuels au sein de l’OMPI risquent de conduire à une remise paradoxale et grave du droit d’auteur et de l’équilibre économique de la création intellectuelle.

5. Enfin, la baisse de la lecture chez les élèves et les étudiants est d’autant plus préoccupante qu’on observe une tendance à la nationalisation rampante par les Etats de la production des ressources pédagogiques numériques.

En définitive, ce symposium a montré que l’arrivée du livre numérique constitue certes un facteur de déstabilisation de la chaîne du livre, mais en même temps une source de nouvelles opportunités : en effet, le numérique permet d’atteindre des lecteurs dans le monde entier et de leur donner un accès immédiat aux œuvres ; il permet de toucher de nouveaux clients, qui ne vont pas en librairie ; il permet de créer de nouvelles formes de livres et de nouvelles expériences de lecture, en particulier pour les plus jeunes ou pour les personnes souffrant de handicap.

Les participants espèrent renouveler l’expérience l’an prochain.



Adhérents
s'abonner à la newsletter Mentions légales Plan du site Contact
design by linkiz