Décès de Michel Prigent

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19.05.2011

Le SNE a appris avec une très grande tristesse le décès de Michel Prigent, président du directoire des Presse Universitaires de France. Sa carrière, son professionnalisme et son exigence resteront pour les éditeurs un modèle. Il fut, de 1984 à 1990, Président du groupe des Éditeurs de Sciences humaines et sociales au Syndicat national de l’édition.
Le SNE transmet ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Michel Prigent.

Serge Eyrolles, ancien président du SNE,  lui rend hommage :
Nous nous sommes connus pendant nos études secondaires au Lycée Henri IV, puis au SNE lorsque Michel a défendu la cause des éditeurs de sciences humaines, et surtout lorsqu’il est devenu responsable de cette maison d’édition emblématique que sont les PUF.
Il a dû, lui le littéraire exceptionnel, devenir manager et tailler « à la serpe » pour que cette maison d’édition, vieillissante, portée par son passé, se remette sur les rails. Que de difficultés affrontées et de paris réussis : remise à niveau des équilibres économiques, relations avec les banques, fermeture des activités déficitaires (la librairie du Quartier Latin, l’imprimerie), définition d’une nouvelle politique éditoriale (relookage des « Que sais-je ? », lancement de nouvelles collections : majors, dictionnaires), élaboration d’une stratégie vers les nouveaux modes de diffusion numérique, bref Michel a dû faire face à tellement de défis, et surtout transformer une société coopérative en une société capitalistique. Il a fallu convaincre tous ses sociétaires d’aller avec lui vers cette société moderne qui lui doit tant.
Avec quelques confrères, hommes politiques de droite comme de gauche, nous avons été de tous ses combats. Sa vie professionnelle c’était sa vie, il voulait montrer qu’il pouvait réussir en toute humilité, en préservant bien sûr sa vie familiale, sa femme et ses deux enfants dont il était si fier.
Sa disparition –on devait se voir le jour qui sera celui de son enterrement– restera pour moi une profonde injustice. Il s’en va si jeune, après avoir tout donné pour défendre professionnellement et collectivement l’édition des sciences humaines et sociales si importantes dans notre vie aujourd’hui.  Il était en train de réussir dans une certaine indifférence…

Au moment, Michel, où tu m’écrivais pour me demander d’actualiser « les cents mots de l’édition », je pense que cet ouvrage, tu aurais pu l’écrire toi-même et y rajouter quelques définitions !
Tu fais partie de ces éditeurs qui ont marqué notre histoire. La profession que j’ai représentée pendant 19 ans t’en est infiniment reconnaissante.



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