bandeau livres
Informations
Accès directs
La lettre d'information

Informations

Loi HADOPI : Communiqué de presse du SNE (16.06.09)

Communiqué de presse du 16.06.09 suite à la remise en cause de la loi "HADOPI" par le Conseil constitutionnel.

LME : délais de paiement (22.12.08)

Communiqué de presse du 22.12.08 des quatre organisations représentant les professions du livre (FICG, SNE, SLF, SDLC), signataires  d'un accord interprofessionnel de dérogation sur les délais de paiement dans le secteur du livre.

Réduction des délais de paiement : une menace contre le livre (16.10.08)

Communiqué conjoint SNE- SGDL - SLF - SDL : lire et signer la pétition

Bibliothèques numériques : Google et Europeana (05.12.08)

Le 28 octobre, l’Association américaine des éditeurs (AAP) et l’Association américaine des auteurs (the Authors’ Guild) ont signé un « règlement » (« settlement ») avec Google pour mettre fin au différend les opposant depuis trois ans... Lire le communiqué de presse / English version

Etude et recommandations de la Halde sur les manuels scolaires (06.11.08)

Les éditeurs scolaires avec les auteurs de manuels travaillent depuis de nombreuses années à une représentation juste de la société dans les manuels. Les améliorations possibles, formulées dans les recommandations de la Halde, s’inscrivent parfaitement dans la démarche entreprise par les éditeurs depuis longtemps déjà.

"Pas de réforme sans manuel !" (21.10.08)

Les éditeurs scolaires révèlent les résultats d'une enquête SOFRES auprès de parents et d'enseignants.
Professeurs et parents d'élèves sont formels : la réforme passe par les manuels !

Communiqué conjoint SNE-SPFA (04.06.08)

Pour une chaîne publique dédiée à la jeunesse au service
de la création, de la culture et de la lecture


Le Syndicat National de l’Edition (SNE) et le Syndicat des Producteurs de Films d’Animation (SPFA) ont écrit le 3 juin 2008 au Président de la Commission pour la nouvelle télévision publique et au Président de la République, pour proposer la création d’une chaîne publique dédiée à la jeunesse mettant en avant la création, la culture et l’édition françaises.
S’appuyant sur le constat formulé récemment par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui indiquait que « l’offre jeunesse de France Télévisions ne répond qu’imparfaitement aux attentes que ce public et les parents sont en droit  d’attendre », les deux organisations soulignent que l’offre jeunesse s’est réduite au fil des ans sous la pression des exigences d’audience pour s’uniformiser et se concentrer uniquement dans les matinées. Le Service Public est aujourd’hui totalement absent du petit écran à certains moments clés pour l’enfant.
Pour offrir un large éventail de programmes jeunesse, tous les grands services publics européens ont profité de l’arrivée de la TNT pour développer leur offre avec le lancement de chaînes dédiées. C’est le cas de la ZDF et l’ARD en Allemagne, de la BBC en Grande-Bretagne, de la RAI en Italie et de la RTVE en Espagne.

Pour sa part, France Télévisions est actionnaire minoritaire de deux chaînes jeunesse.
Si cette situation singulière devait perdurer, c’est toute la filière de création de programmes jeunesse en France qui pourrait être menacée, domaine dans lequel la France excelle avec une production de qualité, qui trouve dans la richesse du patrimoine littéraire français une source inépuisable d’adaptations en permanence renouvelées par le dynamisme des éditeurs. 
De Titeuf au Prince de Motordu et à Babar en passant par Lucky Luke, Petit Ours Brun, Tintin et le Marsupilami ou de Jules Verne à Rudyard Kipling en passant par Daniel Pennac et Marie Depleschin, les exemples sont nombreux. Ces adaptations permettent de faire découvrir aux enfants la richesse de la création littéraire et de l’édition françaises afin de soutenir la promotion de la lecture, qui devra constituer un des axes forts de la programmation de cette chaîne dédiée à la jeunesse.
France Télévisions est aujourd’hui l’un des deux plus importants investisseurs européens en matière de programmes jeunesse. Il est urgent qu’une initiative majeure soit prise pour que France Télévisions ne devienne pas un acteur marginal en matière de diffusion jeunesse en Europe.

Alerte sur le prix unique du livre (22.05.08)

COMMUNIQUE DE PRESSE SGDL - SNE - SLF
Société des Gens de Lettres - Syndicat National de l’Edition - Syndicat de la Librairie Française

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la modernisation de l’économie à l'Assemblée nationale, des Députés ont élaboré des propositions d’amendements visant à supprimer l’une des dispositions majeures de la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre en réduisant de deux ans à six mois le délai durant lequel les soldes de livres sont interdits.
L'intervention de la Ministre de la culture et de la communication, Christine ALBANEL, et de ses services, ainsi que la mobilisation commune des auteurs, des éditeurs et des libraires à travers leurs organisations professionnelles (Société des Gens de Lettres; Syndicat National de l'édition, Syndicat de la librairie française) a permis d'alerter les parlementaires sur les dangers extrêmes de ces amendements et a favorisé le retrait de celui défendu par un membre du groupe UMP. Il semblerait néanmoins que le second amendement, porté par un Député du groupe Nouveau Centre, puisse encore être maintenu malgré le vote négatif de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, ce que dénoncent avec la plus grande fermeté les auteurs, les éditeurs et les libraires.
En effet, si cette disposition était adoptée par le Parlement, elle signerait la fin du prix unique du livre et amorcerait un bouleversement total du marché du livre.

La SGDL, le SNE et le SLF rappellent que les conséquences d'une dérégulation du marché du livre seraient, en premier lieu, pénalisantes pour les consommateurs et les lecteurs. En effet, comme cela s’est vérifié à l’étranger – au Royaume-Uni en particulier où le prix unique a été supprimé en 1995 –, la dérégulation du marché du livre emporterait au moins trois effets négatifs : un appauvrissement de l’offre éditoriale, de nombreux titres ne pouvant plus être publiés par les éditeurs, une augmentation du prix moyen du livre préjudiciable au pouvoir d’achat des lecteurs, les éditeurs étant contraints de compenser le manque de recettes lié aux soldes par une augmentation globale de leurs prix et, enfin, des obstacles supplémentaires pour le  public dans son accès au livre du fait de la disparition de librairies en centre-ville. Des livres en moins grand nombre, plus chers et moins accessibles, le consommateur, contrairement aux idées reçues, a tout à perdre à cette dérégulation.
Les librairies indépendantes, dont l’une des principales spécificités consiste justement à offrir au public des ouvrages de plus de six mois, ne pourraient résister à l’émergence d’un marché du solde à grande échelle dans les grandes surfaces comme sur Internet. Leur disparition serait dramatique pour la diversité de la création éditoriale et pour la vitalité des centres villes.
Les éditeurs, pour leur part, pâtiraient directement d’un report des achats de nouveautés dans l’attente des soldes, d’un « discount » sur les ouvrages du fonds de leur catalogue ainsi que de la fragilisation ou de la disparition de nombreuses librairies.
Quant aux auteurs, pour autant que le décompte de leurs droits soit praticable, ils ne mettraient pas longtemps à voir leur montant réduit à bien peu de chose : dans le meilleur des cas, l’exploitation de leurs ouvrages ne dépasserait pas la période considérée, et, le plus souvent, le public n’aurait que six mois à attendre pour acquérir un livre à un prix de liquidation. C’est dire que le système envisagé ne profiterait qu’aux auteurs de « best-sellers ».

La SGDL, le SNE et le SLF rappellent que la loi de 1981 a bénéficié depuis l’origine d’un très large consensus, parmi les professionnels comme au sein de la classe politique, la loi ayant été votée à l'unanimité, en 1981 comme en 2003 lors de son extension aux ventes aux collectivités.
Cette loi a incontestablement permis un essor du marché du livre grâce à un réseau très dense de points de vente qui garantit la diversité de l’offre éditoriale et, donc, la richesse de la création littéraire. Elle est une vraie loi de concurrence car les différents types de circuits de diffusion, des librairies indépendantes à la grande distribution, en passant par les grandes surfaces culturelles et les librairies en ligne, ont pu se développer sans que l’un de ces circuits n’écrase pour autant ses concurrents. Cette densité et cette diversité des circuits de diffusion permettent à l’ensemble des secteurs éditoriaux de trouver leur public.

Enfin, le prix unique a pour autre vertu de contenir l’augmentation du prix du livre. Ainsi, les chiffres de l’INSEE montrent que, sur les dix dernières années, l’indice du prix du livre a évolué deux fois moins vite que l’indice général des prix.
La loi du 10 août 1981 sur le prix unique du livre est une loi concurrentielle et, qui plus est, anti inflationniste. Elle constitue l'une des illustrations les plus éloquentes et les plus concrètes de la diversité culturelle. La guerre des prix que certains veulent engager aboutirait à une liquidation de la culture. Les professionnels sont pleinement disposés à ouvrir la réflexion et le débat sur ce sujet avec les parlementaires mais en prenant le temps nécessaire pour mener des analyses pertinentes.

C'est pourquoi, les auteurs, les éditeurs et les libraires demandent le retrait de l'amendement sur les soldes de livres et en appellent à l'ensemble des parlementaires et au Gouvernement afin qu'ils rejettent ces tentatives de déstabilisation du marché du livre qui seraient ruineuses et irrémédiables pour l'économie du livre et pour la culture.
Contact SNE : Christine de Mazières

Le SNE crée une commission Numérique (21.05.08)

Le SNE crée une commission Numérique, instance de réflexion des éditeurs sur le numérique et de concertation des acteurs de la chaîne du livre.
L’édition a pris le virage stratégique du numérique. Au-delà des menaces à contrer et des opportunités à saisir,  le métier d’éditeur évolue avec le passage à l’édition multisupport.
Innovation technologique, nouveaux usages du livre, nouveaux rapports au texte en liaison avec l’image et les bases documentaires, induisent des changements fondamentaux dans les catégories éditoriales, les formats, la conception, la production, le commerce et la distribution de livres.
Alors que d’autres industries culturelles ont déjà été touchées par l’arrivée du numérique, le livre fait face aux mêmes enjeux tout en ayant encore le temps de réfléchir, de s’organiser, en partant du principe que le pari éditorial, la recherche, la sélection, la mise en forme, la diffusion numérique des œuvres et des auteurs sont plus que jamais indispensables dans un monde de contenus surabondants mais d’inégale valeur.
La commission Numérique est directement issue de ces réflexions démarrées il y a deux ans au sein du groupe de travail mis en place par le SNE pour le projet Gallica 2 piloté par la BnF en partenariat avec tous les acteurs de la chaîne du livre numérique.  Elle a vocation à poursuivre ces travaux dans un cadre pérenne, ainsi que les réflexions issues de la commission Patino sur le livre numérique.
La commission Numérique du SNE se veut l’instance attendue des éditeurs  pour  échanger des vues, prendre des positions collectives entre adhérents et se concerter avec tous les acteurs de la chaîne du livre, notamment les libraires et les auteurs.
La commission Numérique est présidée par Stéphanie van Duin, directrice du développement du groupe Hachette. Elle s’appuiera sur les travaux des autres groupes et commissions du SNE et travaillera en étroite coordination avec eux.
Contact SNE : Arnaud Valette

Bilan du Salon du livre 2008 (19.03.08)

Serge Eyrolles, Président du Syndicat national de l’édition a annoncé le détail de la fréquentation de l’édition 2008 : 165 300 visiteurs soit une baisse de 8 % de fréquentation par rapport à l’année 2007, et de 5 % par rapport à l’année 2006.
On notera cependant une forte augmentation du public des scolaires (+ 14 %) grâce à l’engagement des enseignants et au soutien du Centre National du Livre, qui a permis d’offrir 10 000 chèques livre d’une valeur de 10 €. Le jeune public a ainsi pu prendre toute sa place au Salon du livre.

Consacré cette année à la littérature israélienne, le Salon a permis aux visiteurs de rencontrer les 39 auteurs israéliens invités. Les ouvrages présentés sur le Pavillon ont été véritablement plébiscités par le public français avec plus de 21 000 ouvrages vendus en six jours. Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek s’est félicité de l’affluence rencontrée lors des débats.
Cette édition 2008 a connu une programmation nourrie par 3 000 auteurs venus présenter leurs nouveaux livres sur le Salon. On citera par exemple la séance marathon de dédicace de huit heures assurée par  Anna Gavalda, l’immense succès remporté par l’auteur de manga Tôru Fujisawa, venu pour la première fois en Europe ou la visite d’Art Spiegelman dont l’album sortait en avant-première mondiale au salon.

Résolument moderne, et plus aéré dans son architecture, le Salon a traduit les évolutions du livre : Village manga, ou encore La Place des livres. Ces espaces ont constitué de nouvelles vitrines pour les tendances de l’édition. L’exposition consacrée aux 25 ans du Chat de Philippe Geluck, quant à elle, n’a pas désempli. Le bar des sciences, le club jeunesse, l’escale BD, le lecteur studio, les pauses lectures, toutes ces étapes ont rythmé les parcours du visiteur. Le livre numérique a retenu l’attention de tous avec Lectures de dem@in et la présentation de Gallica 2, projet commun à la BNF et au SNE.
En 2009 c’est la littérature mexicaine qui sera à l’honneur du 13 au 18 mars. Monsieur l’Ambassadeur du Mexique à Paris, Carlos de Icaza a rappelé à cette occasion que le Mexique publie chaque année plus de 100 000 titres, et jouit d’une grande tradition littéraire.

Comment sont choisis les écrivains invités au Salon du livre  (13.03.08)

Si le choix du pays dont la littérature est mise à l’honneur incombe au SNE, qui répond à une demande des éditeurs de ce pays, l'invitation des 40 auteurs de ce pays est le fruit d'une concertation entre les pouvoirs publics français (Affaires étrangères et Culture) avec l'invité d'honneur, à partir d’une liste de souhaits des éditeurs représentés au SNE.
Les étapes de ce choix sont, chaque année, les suivantes:

* à partir d'un ensemble de noms d'auteurs que les éditeurs du SNE donnent (leurs ouvrages en cours ou à venir)

* le Centre National du Livre élabore avec le Ministère des Affaires étrangères une première liste de propositions
* qui sont soumises à l'invité d'honneur
* la concertation qui en résulte aboutit à une liste d'une quarantaine de noms, publiée en novembre de l'année précédent le salon.
On respecte ainsi les rôles de chacun :
* le SNE respecte la pluralité de ses mandants en recueillant leurs souhaits ;
* les pouvoirs publics français sont dans leur rôle de promotion du livre et de la lecture, assumant la neutralité nécessaire aux choix ainsi que la moitié des frais d’invitation ;
* l'invité d'honneur a l'autre part dans les choix comme dans les frais.
La sélection des 40 écrivains invités au Salon du Livre est donc un choix commun et solidaire entre d'une part les éditeurs, qui indiquent la liste des auteurs traduits ou en cours de traduction de ce pays qu’ils souhaitent voir invités, et d'autre part les trois institutions qui financent cette opération et à ce titre finalisent la liste des 40 auteurs : le CNL, le MAE et les autorités du pays.
En ce qui concerne Israël, parmi les 40 écrivains et poètes finalement retenus, deux d'entre eux sont de langue arabe (Sayed Kashua et Naim Araidi) et  écrivent en arabe et en hébreu. Il y a peu d'auteurs arabes dans l'édition israélienne même et peu sont traduits en français. Les livres en langue arabe ne représentent que 2 % du marché éditorial israélien.

Plus de livres sur le petit écran ! (20.12.07)

Les éditeurs souhaitent, comme le Président de la République, plus d'émissions littéraires et culturelles à la télévision. Lire

Salon du livre 2008

Parce que le monde change et que le livre évolue…
La présentation du 5 décembre 2007 au Palais de Tokyo a levé le voile sur le nouveau visage du Salon. Découvrir la nouvelle identité visuelle

Réaction au plan Livre de la ministre de la Culture (16.11.07).

Lire

Communiqué de presse sur le Salon du livre 2008 (05.09.07)

Le Syndicat National de l'Edition organisera la prochaine édition du Salon du Livre de Paris du 14 au 19 mars 2008 à la Porte de Versailles. Six jours dédiés au livre et à la lecture, avec une entrée gratuite pour les enfants (qui bénéficieront d'un doublement du nombre de chèques-lire distribués sur place), ainsi que pour les jeunes et les étudiants de moins de 26 ans. Les visiteurs (185 000 en 2007) pourront rencontrer 1 200 éditeurs exposants, à la production éditoriale de plus en plus diversifiée, ainsi que plus de 2 000 auteurs, dans une nouvelle architecture du Salon faisant la part belle à la découverte et au plaisir de la lecture. Côté découverte, c'est la littérature israélienne qui sera mise à l'honneur en 2008. Par ailleurs, de nouvelles animations, ludiques et conviviales, seront proposées. Le SNE, qui a renouvelé Reed comme partenaire pour l'organisation du Salon du Livre, s'est doté d'un comité stratégique chargé de la communication du Syndicat et en particulier du suivi du Salon du Livre, composé de cinq éditeurs : Ronald Blunden (Hachette Livre), Teresa Cremisi (Flammarion), Pierre Dutilleul (Editis), Colette Gagey (Bayard), Anne-Marie Métailié (Métailié). La profession entend ainsi se mobiliser et faire entendre sa voix, notamment sur la question des droits d'auteur à l'heure d'Internet.

Liberté d'expression  (16.08.07)

Quelles que soient l’identité et les motivations des auteurs du saccage de milliers d’ouvrages au « Banquet du livre » de Lagrasse, entre le 8 et le 9 août, le Syndicat national de l’édition souligne la lâcheté de ce geste qui rappelle les pires obscurantismes.
Parce que la liberté d’expression s’exerce à visage découvert et dans le respect des idées, parce qu’elle est au fondement du métier d’éditeur, le SNE condamne cet acte et assure de son plein soutien la librairie Ombres Blanches et les organisateurs de cette manifestation littéraire.

Un livre blanc pour l'édition (11.04.07).

Le SNE rend publiques les 12 fiches thématiques et les 15 propositions envoyées aux candidats à l'élection présidentielle. Télécharger le livre blanc (.pdf).

Edition scolaire, communiqué de presse de mars 2007.

Lire

Situation économique de la librairie indépendante (19.03.07)

Dans le cadre des travaux de la Commission des usages commerciaux, instance de concertation entre éditeurs et libraires, le Syndicat national de l’édition (SNE), le Syndicat de la librairie française (SLF) et le ministère de la Culture et de la Communication (DLL-CNL) ont réalisé une étude approfondie sur la situation économique de la librairie indépendante. Cette étude couvre, pour la première fois, tous les niveaux de la librairie à travers des entretiens qualitatifs, des questionnaires quantitatifs et des informations obtenues auprès des dix premiers distributeurs.
A partir d’un échantillon réparti en 4 classes de chiffre d’affaires qui permettent bien souvent de révéler l’effet discriminant de la taille, l’étude détaille les caractéristiques générales de la librairie indépendante, ainsi que son économie : approvisionnements et remises ; offices et retours ; résultats par spécialités ; ventes par clientèles ; consommation de la marge et rentabilité ; ratios d’exploitation.

En outre, pour un échantillon constant de répondants de premier niveau, la comparaison de deux enquêtes successives (2003 et 2005) permet de mettre en regard le développement des ventes – et de la marge d’une part, et la hausse des charges d’autre part. Mais ces conclusions ne peuvent être extrapolées à l’ensemble de la librairie indépendante, et la dégradation de la conjoncture depuis 2005 conduit à redouter la fragilisation des librairies.
En offrant cette possibilité de mieux connaître le réseau des librairies indépendantes, le Syndicat souhaite aider les éditeurs à adapter leurs relations directes, ou celles de leurs diffuseurs, aux attentes exprimées par les libraires. Il s’agit notamment de leur permettre de mieux maîtriser leur approvisionnement, sans affaiblir le déploiement de la diversité de l’offre éditoriale.
Cet état des lieux permet aussi de préparer le travail à venir dans les instances de concertation, et le SNE a d’ores et déjà demandé au SLF de lui proposer les sujets à mettre à l’ordre du jour des prochaines réunions de la commission Usages commerciaux.

Le président de cette commission, Bruno Caillet (Gallimard), qui a piloté cette étude sur la librairie indépendante depuis deux ans et prend de nouvelles responsabilités à l’Adelc, sera remplacé par Francis Lang, directeur commercial de Hachette Livre.
 

Télécharger le rapport Situation économique de la librairie indépendante – Rapport des enquêtes quantitatives (.pdf - 1 Mo) et la Synthèse de l’enquête qualitative (.pdf)

Durée du droit d'auteur : prorogations de guerre (28.02.07)

Le Syndicat national de l'édition se félicite des arrêts rendus par la 1ère chambre civile de la Cour de cassation, le 27 février 2007 qui font droit à l'argumentation défendue par le SNE et qui simplifient les règles de computation de la durée de protection des droits d'auteur. Le SNE se félicite que la Cour suprême ait fait primer la durée unifiée de protection des droits d'auteur à 70 ans pma, prorogations de guerre incluses, dans la majorité des cas à l'exception des cas où, au 1er juillet 1995, date d'entrée en vigueur de la directive européenne, une période de protection plus longue avait commencé à courir, les droits acquis étant dans ce dernier cas respectés"