Comité pour la liberté de publier (UIE)

La défense du principe de liberté de publier est l’une des deux missions principales de l’Union international des éditeurs (UIE), avec la promotion d’une protection forte et effective du droit d’auteur. Elle intervient régulièrement pour dénoncer la censure, les violences policières ou les détentions arbitraires que subissent des éditeurs. Des lettres de protestation sont ainsi envoyées aux autorités locales, généralement à la demande de l’association concernée. En outre, elle mène des actions de lobbying lorsque des projets de loi, notamment en matière de sécurité nationale, ne respectent pas le principe de liberté de publier.
Le SNE est l’un des membres actifs du Comité pour la Liberté de Publier de l’UIE, où il est représenté par Olivier Bétourné (Le Seuil). Ce Comité vise à maintenir et défendre les droits des éditeurs de publier et de distribuer les œuvres de l’esprit dans une complète liberté, dans le respect des droits dus sur ces œuvres, et cela aussi bien à l’intérieur de chaque pays qu’entre les nations. L’UIE considère ainsi de son devoir de s’opposer avec la plus grande fermeté à toute tentative ou menace de restriction de cette liberté. Dans cette optique, l’UIE remet chaque année le prix Voltaire dédié à la liberté de publier.
Le 10 avril 2016, c’est le blogueur saoudien Raif Badawi qui l’a reçu. Le prix, d’une valeur de 10 000 CHF (9350 euros) a été remis à son épouse, Ensaf Haidar Mohammed, exilée au Canada. Raif Badawi, 32 ans, emprisonné à Jeddah depuis 2012, a été condamné en juillet 2015 à 7 ans et 3 mois de prison et à 600 coups de fouet pour avoir fondé le forum en ligne « Free Saudi Liberals », dont les propos ont été jugés blasphématoires, et pour apostasie.
En 2016, l’UIE a focalisé son action en faveur de la liberté de publier sur :

  • la situation au Bangladesh :

Agression extrêmement violente à l’encontre de l’éditeur Ahmedur Rashid Chowdhury du Bangladesh, dit « Tutul », en octobre 2015 par des extrémistes islamistes. En 2016, arrestation de l’éditeur Shamsuzzoha Manik qui commercialisait un ouvrage, Débat sur l’Islam, considéré par la police comme heurtant « les sentiments religieux » et qui, à 74 ans, est resté huit mois en détention avant d’être libéré fin octobre 2016.

  • la situation en Turquie :

A la suite de la tentative de coup d’état, 30 maisons d’édition ont été fermées par les autorités turques, soit 15% du marché et 60% du secteur scolaire.

  • les cinq éditeurs et libraires de Hong-Kong kidnappés par les autorités chinoises :

Cinq employés de la maison d’édition critique Mighty Current de Hong-Kong ont été kidnappés par les autorités chinoises alors que l’éditeur s’apprêtait à commercialiser un livre sur l’ancienne maîtresse du président chinois Xi Jinping. L’un d’eux est toujours emprisonné en Chine.

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