- La parole à...
Interview de nouvel adhérent : Débats publics
Bienvenue aux éditions Débats Publics, qui rejoignent le Syndicat national de l’édition ! À cette occasion, Matthias Leridon, président de la maison d’édition, témoigne.
Comment définiriez-vous votre maison d’édition en quelques mots ?
Le monde change vite. Chez Débats Publics, nous partons d’une conviction simple : celles et ceux qui dirigent les entreprises, les institutions ou les organisations ont une responsabilité particulière dans la compréhension et la mise en œuvre de ces transformations. Si, pour accompagner la réflexion sur un monde qui bouge, le regard des observateurs est précieux, celui des décideurs l’est tout autant, parce qu’ils ne se contentent pas d’analyser le collectif : ils en ont la responsabilité directe et ils en répondent. Dans le débat économique, le regard de l’économiste et celui du chef d’entreprise ne se confondent pas. C’est à cette parole des dirigeants et des dirigeantes que nous avons voulu consacrer une maison d’édition, qu’ils et elles soient à la tête d’une entreprise, d’une institution politique ou d’une organisation associative.
Vous avez rejoint le SNE en 2025, qu’attendez-vous de ce syndicat ?
Nous vivons une époque de surabondance informationnelle. Les contenus se multiplient à une vitesse inédite, sans que rien ne garantisse leur exactitude, ni leur véracité. Chacun peut désormais publier ce qu’il veut, instantanément, sans contrainte ni vérification. L’édition obéit à une autre logique. Elle repose d’abord sur un autre rapport au temps : là où un message sur Instagram ou TikTok se publie en quelques secondes, un livre suppose des semaines, des mois, parfois des années de travail. Elle repose aussi sur une exigence de densité, celle d’une pensée vérifiée, éprouvée, construite. C’est ce modèle que nous attendons du SNE qu’il défende, dans sa dimension économique comme dans son importance culturelle. Car l’édition n’est pas seulement un secteur : c’est un mode de production de la pensée, que les éditeurs ont la charge de faire vivre et de développer ensemble.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le SNE ?
À l’approche des vingt ans de notre maison d’édition, il nous a paru naturel d’apporter notre voix et notre soutien au monde français de l’édition. Débats Publics y occupe une place singulière, celle d’une maison réservée dès l’origine aux dirigeants. Cette singularité ne nous éloigne pas des enjeux communs, elle nous engage bien au contraire à les partager. Or ces enjeux n’ont jamais été aussi nombreux, qu’ils touchent au statut de l’auteur, à l’économie du livre ou aux mutations technologiques. Face à ces défis, il nous semble stratégique que chaque acteur rejoigne le SNE, dont la vocation est de défendre collectivement les intérêts de notre si importante profession.









