Syndicat national de l'édition

Retrouvez les réponses aux questions les plus courantes sur le circuit du livre.

1. Qui fournit les livres ?

Les éditeurs confient leurs livres aux diffuseurs et aux distributeurs pour la revente aux différents points de vente qui par conséquent sont des revendeurs de livres.
Certains éditeurs se diffusent et se distribuent eux-mêmes.

2. Qu’est-ce qu’un diffuseur ?

Un diffuseur est chargé de définir, titre par titre, avec l’éditeur, les quantités de livres à mettre en place sur le marché ; de définir le plan promotionnel ; de faire connaître aux points de vente les livres publiés par l’éditeur (ce travail est exécuté par le représentant) ; d’établir l’office et de prendre les commandes ; de remonter l’information des points de vente à l’éditeur.
Pour en savoir plus, voir Diffusion.

3. Qu’est-ce qu’un distributeur ?

Les distributeurs assurent les flux physiques et financiers (factures aux libraires).
Pour en savoir plus, voir Distribution.

4. Qui vend des livres au public ?

Principalement les libraires, mais aussi les grandes surfaces spécialisées, la grande distribution et d’autres commerces…
Pour en savoir plus, voir Poids des circuits de vente

5. Qu’est-ce que la remise ?

La rémunération des différents points de vente vient de la remise accordée par chaque diffuseur (ou éditeur) sur le prix public des ouvrages. Elle se décompose en remise de base, remise quantitative et remise qualitative. Les barèmes des remises chez un même éditeur varient en fonction de ses collections ou des secteurs éditoriaux.

6. Qui fixe la remise ?

Les éditeurs ou leur service commercial lorsqu’ils en disposent, ou leur diffuseur, qui établissent la remise, dont le montant décide de la marge du commerçant, le prix public étant fixé par l’éditeur (prix fixe ou prix unique). La décomposition de la remise est exprimée dans les conditions générales de vente. Les conditions générales de vente (article L.441-6 du Code du commerce) doivent être communiquées à tout client qui en fait la demande. Elles constituent le socle de la négociation commerciale. La remise de base doit être spécifiée ainsi que les taux appliqués aux remises qualitatives et quantitatives.

7. Comment se calcule la remise ?

La loi Lang de 1981 prévoit que la remise qualitative totale doit être supérieure à la remise quantitative totale. Le Protocole sur les usages commerciaux de 2001 définit huit critères qualitatifs applicables à la remise. Quatre critères au moins doivent être choisis.

8. Qu’est-ce qu’un office ?

Un office est le service d’envoi des nouveautés : il assure l’envoi des nouvelles parutions aux libraires. A l’origine « envoi d’office » de toute la production d’un éditeur à un libraire, il prend aujourd’hui différentes formes plus souples : office d’information unitaire, office sur grille personnalisée, office à façon et office de parution exceptionnelle.
Pour en savoir plus, voir le protocole sur les usages commerciaux de 2008. L’office fait obligatoirement l’objet d’un contrat écrit qui est en principe négocié chaque année. Chez un gros distributeur, quatre offices partent en moyenne par mois regroupant les nouveautés de l’ensemble des éditeurs distribués.

9. Qu’est-ce qu’un retour ?

Le retour est un ouvrage invendu renvoyé à l’éditeur via le distributeur s’il en a un ou directement. Les livres envoyés dans le service de nouveauté comportent un droit de retour intégral. Les conditions générales de vente définissent précisément la durée de délai de garde des ouvrages par les points de vente. Les ouvrages retournés (retours) donnent droit à un avoir porté au crédit du compte du point de vente.

10. Toutes les nouvelles parutions sont-elles assorties d’un droit de retour ?

Non : pas celles qui ont fait l’objet de vente en compte ferme, pas celles qui sont détériorées, pas celles qui se font hors délais.

11. Qu’est-ce qu’un noté ?

Un noté est une commande supplémentaire, faite par le détaillant auprès du représentant, d’ouvrages mis à l’office. Le noté bénéficie en général des conditions de l’office.

12. Qu’est-ce qu’une commande de réassort ?

C’est une commande opérée par le détaillant soit à la demande particulière d’un client soit parce qu’il veut enrichir son assortiment ou maintenir son fonds. C’est un achat en compte ferme sans faculté de retour. La loi impose à tout détaillant d’offrir au client final le service gratuit de commande à l’unité.

13. Qu’est-ce qu’un dépôt ?

Ce sont des livres confiés via le diffuseur et le distributeur à un point de vente et dont le règlement n’est exigé qu’après le retour des invendus. Ils bénéficient d’un délai de garde assez long.
Pour en savoir plus, voir Usages commerciaux

14. Peut-on pratiquer un rabais sur le prix d’un livre ?

Sur le prix public du livre, le détaillant peut appliquer un rabais maximum de 5 % aux clients particuliers. Des exceptions à ce principe existent : le rabais aux collectivités, les soldes.
Pour en savoir plus, voir Cadre législatif et règlementaire et la loi Lang de 1981.

15. Qu’est-ce que le rabais aux collectivités ?

Il s’agit d’une dérogation qui permet à l’État, aux collectivités territoriales, aux établissements d’enseignement, aux bibliothèques d’acheter les livres avec un rabais qui ne peut excéder 9 % du prix du livre. Autrefois libre, ce rabais est maintenant plafonné sauf pour les livres scolaires, dont la définition est précise (décret du 2 septembre 2004). Le prix d’un livre scolaire reste libre dès lors que l’achat est effectué par une association, l’État, une collectivité territoriale ou un établissement d’enseignement. Sont considérés comme livres scolaires les manuels et leur mode d’emploi, ainsi que les cahiers d’exercices et de travaux pratiques qui les complètent ou les ensembles de fiches qui s’y substituent, régulièrement utilisés dans le cadre de l’enseignement primaire secondaire et préparatoire aux grandes écoles, ainsi que des formations au brevet de technicien supérieur, et conçus pour répondre à un programme préalablement défini ou agréé par les ministres concernés. La classe ou le niveau d’enseignement doit être imprimé sur la couverture ou la page de titre de l’ouvrage.

16. Peut-on solder un livre ?

Les soldes de détaillants
Les livres édités ou importés depuis plus de deux ans et dont le dernier approvisionnement remonte à plus de six mois peuvent être soldés par le détaillant.
Les soldes d’éditeurs
Un éditeur peut arrêter la commercialisation d’un titre et céder la totalité du tirage restant aux soldeurs professionnels.

17. Qu’est-ce qu’un grossiste ?

Un grossiste est un intermédiaire entre l’éditeur et le détaillant. Il permet d’alimenter les plus petits points de vente. La remise de l’éditeur ou du diffuseur au grossiste est supérieure à la remise faite au point de vente. Certains groupes d’édition, certains gros libraires ont une activité de grossiste.

18. Qu’est-ce qu’un libraire de premier niveau ?

Le circuit des librairies est généralement segmenté par niveau, deux ou trois niveaux selon les diffuseurs. Chaque éditeur, ou diffuseur, possède sa propre appréciation et sa typologie qui correspond à une organisation particulière de la vente. Il est donc impossible de chiffrer ces niveaux (de même qu’il est impossible de donner le nombre exact des points de vente du livre). Le premier niveau de librairie est considéré comme le plus remarquable sur le double plan qualitatif (capacité à recevoir des représentants et présence du fonds) et quantitatif, ce qui influe sur le montant de sa remise. Il est constitué des 800 ou 1 000 premiers clients.

19. Qu’est-ce que l’EDI ?

Les échanges de données informatisés (EDI), qui se sont généralisés, permettent la constitution de bases de données opérationnelles. A la conception de chaque livre correspond la création d’une fiche produit sur laquelle seront inscrites, au fur et à mesure du processus d’édition, ses caractéristiques. Ces fiches transmises à Dilicom par les éditeurs eux-mêmes ou par leur distributeur, alimentent le fichier commercial unique de la profession, le FEL (Fichier exhaustif du Livre). Celui-ci permet la commande des livres référencés. L’EDI est le vecteur de l’information en amont (parution) et en aval (avis d’expédition, journal des mouvements). Il est également le vecteur de la facture électronique et de la facturé dématérialisée que Dilicom met en place sur sa plateforme Dilifac.
Pour en savoir plus, voir Promotion du livre

20. Qu’est-ce que la vente directe ?

La vente directe est la vente par l’éditeur de ses livres au client final. Si elle est autorisée par la loi, le SNE recommande aux éditeurs de respecter les circuits de vente pour en assurer la pérennité.

21. Qu’est ce qu’un club ?

Le club est un système d’édition et/ou de distribution du livre qui réserve la vente à des abonnés ou à des adhérents. Celle-ci s’effectue par correspondance, courtage, abonnement ou dans des points de vente spécialisés. Le club fixe son prix de vente au public. Celui-ci peut être inférieur au premier prix de vente à condition de respecter un délai de neuf mois après la première édition.

22. Comment s’organise le transport des livres ?

Le transport des livres est une organisation complexe dont les règles de financement varient en fonction du type de point de vente, de la localisation de la librairie et de celle de l’éditeur.
Pour en savoir plus, voir Distribution

23. Qu’est-ce que le pilon ?

Le pilon est la destruction totale (le livre devient alors épuisé) ou partielle (exemplaires retournés défraîchis, défectueux, surplus de stocks…), des exemplaires d’un ouvrage. Il est réalisé à la demande de l’éditeur et assorti d’un certificat.

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