- La parole à...
Témoignage d’un nouvel adhérent : Bamboo édition
Bienvenue à Bamboo édition, qui rejoint le Syndicat national de l’édition ! À cette occasion, Olivier Sulpice, président fondateur du groupe BAMBOO, témoigne.
Comment définiriez-vous votre maison d’édition ?
J’ai fondé Bamboo Édition en 1997 à Charnay-lès-Mâcon. À l’origine, il s’agissait d’une maison dédiée à la bande dessinée d’humour grand public, avec des séries emblématiques comme Les Gendarmes, Les Profs, Les Rugbymen puis Les Sisters ou Les Petits Mythos, qui touchent un public très large, y compris des lecteurs peu habitués à la BD. Notre ambition a toujours été de rendre la lecture accessible et addictive, des plus jeunes aux adultes, en proposant des histoires drôles, rythmées et universelles. Ce positionnement nous a permis de construire des succès durables, avec des titres diffusés à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires et une communauté fidèle. Au fil du temps, nous nous sommes développés avec des labels comme Grand Angle pour la BD ado adulte ou Doki-Doki pour le manga tout en conservant cet ADN profondément humain.
Mais au-delà des collections, Bamboo est avant tout une aventure humaine. Nous avons construit la maison avec nos auteurs, dans une relation de confiance, de proximité et de fidélité. Beaucoup sont là depuis des années, parfois depuis le début, et nous avançons ensemble dans la durée. Cet esprit de famille se vit très concrètement. Nous sommes une maison installée en région, à Charnay-lès-Mâcon, et nous tenons à cette identité : elle favorise des relations simples, directes et authentiques. Nous réunissons régulièrement nos auteurs sur place, et lorsque l’un d’eux vient chez nous, il ne rencontre pas seulement un interlocuteur — il rencontre toute la maison. Il passe de bureau en bureau, du stock à la comptabilité, chacun se présente, chacun le connaît. C’est une organisation assez atypique dans l’édition, mais elle crée un lien très fort : les auteurs savent à qui ils parlent, et les équipes savent pour qui elles travaillent.
Vous avez rejoint le SNE en janvier 2026, qu’attendez-vous de ce syndicat ?
Nous avons rejoint le SNE pour accéder à une information professionnelle fiable sur les évolutions du secteur, et bénéficier d’un accompagnement concret face à des enjeux de plus en plus nombreux et complexes. Nous attendons également du SNE qu’il soit un lieu d’échange entre éditeurs, permettant de partager des expériences et des pratiques. Cette dimension collective fait écho à notre propre manière de fonctionner, très fondée sur le dialogue et la proximité.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le SNE ?
Après 28 ans de développement, principalement ancré à Mâcon, nous avons estimé que c’était le bon moment pour sortir de notre cadre habituel, partager les expériences et nous ouvrir davantage à la profession.
Rejoindre le SNE, c’est prolonger à l’échelle du secteur cet esprit de collectif qui nous anime en interne : apprendre des autres, échanger, et contribuer, à notre niveau, aux réflexions sur l’avenir de l’édition.









