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7ème édition des Dialogues Auteurs – Editeurs organisés par la FEE

29 novembre 2017

Chaque année, la Fédération des Editeurs européens (FEE), organise à Strasbourg ou à Bruxelles, avec le soutien de la SOFIA, des dialogues auteurs éditeurs, dans le but de permettre aux parlementaires européens de mieux comprendre l’intimité de la relation auteur-éditeur au quotidien et de rappeler les fondamentaux de l’édition.

Pour sa septième édition, la FEE a réuni le 29 novembre au Parlement Européen à Bruxelles, deux tandems français : Jean-Paul Didierlaurent (auteur notamment de Le liseur du 6h27 ) et son éditrice Marion Mazauric (Au Diable Vauvert) et Fatou Diome et son éditeur Gilles Haeri (Flammarion) ont exposé la relation privilégiée qui les unissent et pu témoigner du travail en commun qu’ils accomplissent au quotidien. Pierre Dutilleul, Directeur général du SNE animait les dialogues.

Cet événement a réuni une soixantaine de personnes, députés européens, assistants parlementaires ainsi que les membres de la FEE et des représentants de la SOFIA et de la Fédération européenne et internationale des libraires.

Étaient notamment présentes les députées françaises Pervenche Bérès (PS), marraine de cet événement, Nathalie Griesbeck (MODEM), Joëlle Bergeron (groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe) et Marie-Pierre Vieu (Front de Gauche).

Pervenche Bérès a introduit la soirée en soulignant que « la relation auteur/ éditeur était au cœur de la création de valeur et que c’était cette relation qu’il fallait monétiser ». Jean-Paul Didierlaurent a expliqué que sa première rencontre avec Marion Mazauric grâce à un concours de nouvelles avait constitué pour lui un déclencheur. Pour celle-ci, la relation auteur/ éditeur est un « sujet intime », « l’éditeur est à la fois un coach sportif et un confident » ; « il est là pour lui tendre un miroir intelligent ». En tant qu’auteur de nouvelles, Jean-Paul Didierlaurent a avoué qu’il éprouvait des « complexes à l’idée de faire trop long » et Marion Mazauric lui a appris à « aller à l’os ». Elle estime en effet que « le drame de l’écrivain est de ne pas pouvoir lire ce qu’il écrit, de ne pas avoir de recul ». En ce qui concerne l’aspect économique, elle a rappelé qu’ « un écrivain ne vit pas forcément de sa plume et que sans sa vie sociale et son expérience de travail, Jean-Paul Didierlaurent n’aurait pas pu écrire comme il l’a fait ».

Le deuxième dialogue a permis à Gilles Haéri d’affirmer qu’ « au centre, il y a l’auteur ; l’éditeur ne dirige pas l’auteur et doit respecter son travail. Le métier d’éditeur, c’est d’abord de refuser quinze autres manuscrits. Sur Amazon ou Google, tout le monde peut écrire n’importe quoi. » Selon lui, « la création est du côté de l’auteur, l’éditeur doit ensuite médiatiser le texte » et « le triangle auteur/ éditeur/ libraire est au cœur de la création ». Fatou Diome voit dans son éditeur « celui qui lui permet d’avoir un ancrage », « l’interlocuteur qui lui fait confiance », même quand « elle écrit des bêtises », mais elle ne niera pas ce qu’elle est. Elle s’est comparée à « un enfant qui veut donner quelque chose » et souligné l’aide que lui apporte alors l’éditeur. Enfin, Gilles Haéri a mis en avant le fait que « l’idée de gratuité était opposée à la création et qu’il y a un combat économique à mener pour les auteurs, afin de préserver le droit d’auteur qui est un Droit de l’Homme ».

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