- La parole à...
Trois questions à… Sarah Maeght
À l’occasion des rencontres en librairies des auteurs faisant partie de la sélection du Prix Vendredi, Sarah Maeght, autrice de Véda s’en va (éditions Albin Michel), a répondu à nos questions.
Véda s’en va signe votre premier roman jeunesse/ado après avoir publié deux romans adultes. Qu’est-ce qui vous a poussée à vous tourner vers un public plus jeune pour ce récit ?
Il y a plusieurs raisons. J’ai toujours lu et je lis toujours beaucoup de romans ados, jeunesse : j’ai lu et relu tout Judy Blume, Marie-Aude Murail, Susie Morgenstern, Jean-Claude Mourlevat, Susin Nilsen… Écrire pour les ados, c’est aller vers ce que j’aime lire. J’ai eu la chance de rencontrer Karine Van Wormhoudt, éditrice chez Albin Michel Jeunesse. Elle avait lu et aimé mes premiers romans et on a eu envie de travailler ensemble. Le point de départ de Véda s’en va est ma rencontre avec le monde du drag-king, qui a changé mon rapport au monde. Je me suis dit « si seulement j’avais pu rencontrer le drag-king à 17 ans, à Dunkerque ». C’est comme ça que Véda est née. J’ai tout de suite eu envie que ce roman soit à destination des adolescent.e.s et j’en suis très fière.
Quel impact a eu la sélection du Prix Vendredi sur la vie de votre livre ?
La sélection a surtout eu un impact sur moi, écrivaine ! Me retrouver parmi ces auteur.rices que j’admire, c’était comme si on me disait « tu as ta place ici, bienvenue ». Ça me donne de l’élan pour la suite.
Quel est votre livre coup de cœur en littérature ado ?
Récemment, j’ai adoré Le Brasier, de Florence Hinckel aux éditions de l’école des loisirs. C’est une réécriture féministe brillante des Cygnes Sauvages d’Andersen. J’ai aussi envie de citer Ogresse, d’Aylin Manço aux éditions Sarbacane, À croquer, d’Anne-Fleur Multon aux éditions L’ardeur… Mais si je me tourne vers ma propre enfance, mon coup de cœur absolu sera toujours la trilogie À la croisée des mondes, de Philip Pullman chez Gallimard et Oh, boy ! De Marie-Aude Murail aux éditions de L’école des loisirs. Il y en a trop.









