Syndicat national de l'édition

Environnement

Sept suggestions pour devenir un éditeur éco-responsable

La commission Environnement et Fabrication du SNE propose une fiche thématique pour inviter les éditeurs à repenser les processus de fabrication et de commercialisation de leurs livres, dans un esprit d’éco-responsabilité.

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1. L’éco-conception

Plus que tout autre facteur, la planification de la production dès la phase de conception d’un livre se traduit par une réduction de l’impact environnemental. En cherchant, dès la
conception, à minimiser l’impact environnemental d’un livre, on réduit souvent, aussi, son coût financier.

En amont, l’éditeur doit s’interroger sur les paramètres suivants :

  • Le format ;
  • L’optimisation de la mise en page en fonction du format ;
  • La pagination ;
  • La couverture : vernie, pelliculée ? Rabats ? Le type de façonnage ;
  • Le conditionnement : Blister, coffret ? Un livre au prix élevé peut voir son espérance de vie prolongée par un bon conditionnement.
  • La quantité à produire / le tirage ;
  • Et pourquoi pas l’impression numérique pour les petits tirages ?
  • Le nombre optimal d’épreuves et leur transport entre tous les intervenants ;
  • Le traitement de la quadri : le retrait des sous-couleurs peut diminuer la consommation d’encre à l’impression

2. Le papier

Le papier constitue le plus gros poste d’économies potentielles sur l’emission de CO2, car c’est, de loin, le plus gros contributeur au bilan carbone d’un éditeur (entre 50 et 80 %). Il
convient donc de choisir attentivement le papier et de le gérer avec discernement. Pour les livres imprimés en Europe, on privilégiera des papiers issus de bois européens (moins de transport) certifiés PEFC ou FSC. Pour les livres imprimés ailleurs, on préférera la certification FSC (plus adaptée aux forêts non européennes).

La plus grande attention doit être accordée aux sujets suivants :

  • Papier recyclé ?
  • Papier certifié c’est-à-dire issu de forêts gérées durablement ?
  • Demander aux papetiers la communication de leur bilan carbone et de leurs certifications environnementales (ISO 14001…) et faire jouer la concurrence.
  • Demander le « Paper Profile » (déclaration environnementale) des papiers envisagés.
  • Le papier de bureau : épreuves, photocopies (penser au recto-verso), pré-presse…

3. L’impression

Il est capital de choisir le bon imprimeur pour le bon produit.

Les questions à se poser sont les suivantes :

  • Qui ? L’imprimeur intègre-t-il toute la chaîne de production ou doit-il faire appel à de la sous-traitance ? Celle-ci occasionne généralement du transport.
  • Comment ? Quel est le meilleur processus de production : Roto ? Offset ? Cameron ? Numérique ?
  • Où ? Distance par rapport au papetier, au centre de distribution.
  • Demander aux imprimeurs la communication de leurs émissions en équivalent CO2 et faire jouer la concurrence. S’assurer que l’imprimeur et ses partenaires s’inscrivent dans une démarche de progrès quant à leur impact environnemental. Vérifier qu’ils certifient leurs démarches : label et/ou certification environnementale.
  • Penser à optimiser les processus de validation : sont-ils dématérialisables ? L’assistance aux calages est-elle nécessaire ? Les justificatifs, bons à brocher, bonnes feuilles en urgence ?
  • Valider les consommations papier.

4. La réimpression

  • Éviter la « réimp » de trop ;
  • Grouper les réimpressions pour économiser du transport ;
  • Garder à l’esprit le coût environnemental des corrections ;
  • Pour les petites réimpressions, penser à l’impression numérique ;
  • Pour les titres à rotation lente, pourquoi pas le POD (impression numérique à l’exemplaire) ?

5. La gestion des stocks

Dans les centres de distribution où sont stockés les livres, il faut ventiler, chauffer et nettoyer ces locaux, ce qui entraîne des émissions de CO2. De plus, les livres stockés trop longtemps
s’abîment et deviennent impropres à la vente, ce qui les condamne au pilon sans qu’ils n’aient jamais été ouverts.

  • Intégrer le facteur développement durable dans les critères de tri des retours.
  • Veiller à ce que tous les exemplaires retournés soient pilonnés par une société spécialisée qui les recyclera à 100 %.

6. Le transport

  • Massifier pour éviter le fractionnement des livraisons, source de gaz à effet de serre.
  • L’urgence est un facteur de surcoût pas seulement financier, mais aussi environnemental. L’urgence est-elle réelle ?
  • Choisir un mode de transport adapté : fourgonnette plutôt que camion pour les petits volumes, bateau plutôt qu’avion pour les grandes distances.
  • Demander aux logisticiens la communication de leur bilan carbone et faire jouer la concurrence.

7. La promotion

Les outils de promotion sont des objets éphémères, ce qui pose la question de leur fin de vie.

  • Services de presse : n’êtes-vous pas trop généreux ?
  • PLV : mêmes préoccupations environnementales que pour la fabrication d’un livre. Attention au coût de stockage et de transport, ainsi qu’au taux de déchets sur le point de vente. PLV réutilisables en métal, en bois ?
  • Catalogues : à fabriquer et à distribuer avec parcimonie !
 invisible

D’une façon générale…

  • Échanger sur les bonnes pratiques
  • Se tenir informé des contraintes environnementales (par exemple : l’obligation légale d’utiliser du papier certifié pour les manuels scolaires)
  • Participer aux travaux de la commission Environnement et Fabrication du SNE et suivre ses recommandations

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